L’édito de la newsletter de février/mars pointait notamment la montée du masculinisme et la menace que cette dernière fait peser sur les droits des femmes et sur le combat pour l’égalité de genre. Un article du média Les Glorieuses vient apporter un peu de nuance à ce constat en citant une étude qui montre « les écarts très marqués entre les convictions personnelles des individus sur les rôles de genre et ce qu’ils pensent que les autres croient, autrement dit ce qu’on appelle le « fossé de perception ». Ainsi, « lorsqu’on les interroge sur la répartition des responsabilités parentales, 73% des personnes répondent qu’elles devraient être partagées à égalité. Mais lorsqu’on leur demande ce qu’elles pensent que les autres en pensent, seules 54% estiment que la majorité croit à ce partage égalitaire. (…) Les individus pensent que la société est plus traditionnelle qu’elle ne l’est réellement. ». Est-ce que cette vision pessimiste pourrait jouer un rôle de prophétie auto-réalisatrice ?
Il apparait alors d’autant plus essentiel de mettre en avant et en lumière les femmes qui réussissent là où on ne les attendait pas, et les entreprises et institutions qui œuvrent en ce sens. Récemment, citons Marie-Louise Eta, 34 ans, ancienne footballeuse allemande et première femme nommée entraîneure d’un grand club européen, l’Union Berlin. Pour aider le club à traverser une passe difficile, son président a expliqué avoir fait le choix de la compétence, puisque Marie-Louise Eta mène avec brio une carrière de coach depuis ses 26 ans. Et les femmes continuent à explorer l’espace, avec Christina Koch, américaine de 47 ans et première femme à participer à une mission sur la Lune, Artemis II ! Cette passionnée de sciences et de grands espaces peut se prévaloir d’une longue carrière d’aventurière et n’en est pas à sa première fois. Elle avait notamment participé à la première sortie extravéhiculaire 100% féminine depuis la station spatiale internationale, sortie qui avait été retardée de 6 mois car il n’y avait qu’une seule combinaison de taille M…
Une anecdote qui rappelle que les efforts (acharnés) des femmes doivent être accompagnés de politiques structurantes de la part des entreprises et institutions qui les accueillent. Des politiques qui sont souvent payantes : les musées parisiens, par exemple, ont vu la part des œuvres réalisées par des femmes augmenter significativement ces dernières années, grâce à une nouvelle génération de commissaires, sensibilisée à ces enjeux.
Sur notre territoire, de plus en plus d’entreprises vont au-delà des déclarations d’intention et mettent en place des actions concrètes pour permettre la mixité en entreprise : audit de l’accessibilité des vestiaires, réseau d’entraide interne, berceaux d’entreprise…
Pour mettre en lumière des femmes qui réussissent dans des métiers perçus comme masculins, la Maison de l’emploi Ouest Provence, anime depuis plusieurs années un réseau de marraines. Elle souhaite aujourd’hui l’élargir pour réaliser de nouvelles actions, alors n’hésitez pas à rejoindre le réseau ou à passer l’information autour de vous !